GISÈLE LALONDE,
ÉDUCATRICE, MAIRE ET CHEF DE FILE
 
Née à Eastview (Vanier) le 28 juin 1933, Gisèle Deschamps (épouse de Gilles Lalonde) est d’abord enseignante. À l’âge de 33 ans, elle devient commissaire d’écoles et occupe cette fonction pendant douze ans, dont deux à la présidence du Conseil des écoles séparées d’Ottawa. En 1974, Gisèle Lalonde prend la barre du nouveau Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, puis devient présidente du Conseil des affaires franco-ontariennes, et accepte ensuite d’être candidate du Parti conservateur lors des élections provinciales de 1977, sans succès. Première femme élue à la mairie de Vanier (1985-1991), Gisèle Lalonde fonde l’Association française des municipalités de l’Ontario en 1989. De 1996 à 1997, elle est membre du comité gouvernemental Qui fait quoi. Lorsque le premier ministre Mike Harris annonce la gestion scolaire pour et par les francophones, en janvier 1997, le travail en coulisse de Gisèle Lalonde est passé sous silence parce que la militante franco-ontarienne est désormais présidente de SOS Montfort, donc contre le gouvernement Harris et sa décision de fermer l'hôpital Montfort. Ancienne présidente de l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario, elle reçoit en 2002 le prix Séraphin-Marion de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Depuis 1999, elle est le porte-parole du groupe Opération Constitution. Une école secondaire publique porte son nom à Orléans. Gisèle Lalonde devient membre de l’Ordre des francophones d’Amérique (1998), chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur (2002), membre de l’Ordre du Canada (2004) et de l’Ordre de l’Ontario (2006). Elle reçoit un doctorat honorifique de l’Université Laurentienne en 2005.