JOSEPH-THOMAS DUHAMEL,
PRÊTRE ET ARCHEVÊQUE
 

Né à Contrecœur (Québec) le 6 novembre 1841, Joseph-Thomas Duhamel a trois ans lorsque sa famille s’installe à Bytown. Il entre au Collège Saint-Joseph dès l’âge de sept ans, et y fait ses études classiques. Le 3 septembre 1857, il entre au séminaire, il est ordonné prêtre le 19 décembre de la même année. Il n’a que vingt-deux ans. D’abord vicaire à Buckingham de 1863 à 1864, puis curé de Saint-Eugène-de-Prescott jusqu’en 1874, il accompagne Mgr Guigues, de septembre à décembre 1869, au concile oecuménique tenu au Vatican. Il devient, en 1874 alors qu’il n’a que 33 ans, le deuxième évêque du diocèse d’Ottawa, suite au décès de Mgr Guigues. En 1877, il établit l’oeuvre des conférences ecclésiastiques et, en 1879, il développe la dévotion des Quarante-Heures. En 1886, il devient le premier archevêque d’Ottawa. Trois ans plus tard, il joue un rôle de premier plan dans l’obtention d’une charte pontificale pour l’Université d’Ottawa. Son diocèse étant bilingue, il lui faut beaucoup de diplomatie, après la pendaison de Louis Riel en 1885, pour qu’il n’éclate pas de conflits entre les fidèles canadiens-français et canadiens-anglais. Au début de son épiscopat, le diocèse comptait 61 paroisses et missions, 80 prêtres et 96 000 fidèles. À sa mort, on dénombre 136 paroisses et missions, 258 prêtres et plus de 150 000 fidèles, ainsi que treize communautés religieuses. Au cours de son ministère, Mgr Duhamel a ordonné soixante-dix prêtres. Il a été président d’honneur de l’Union Saint-Joseph d’Ottawa, ainsi que patron de l’Institut canadien-français d’Ottawa, de la Garde indépendante Champlain et de la Société de colonisation du Témiscamingue. Reçu docteur en théologie, il est fait chevalier grand-croix de l’Ordre sacré et militaire du Saint-Sépulcre. Premier président d’honneur de la Convention des instituteurs bilingues d’Ontario en 1907-1908, il est membre honoraire de la Commission constituante du Congrès d’éducation des Canadiens français d’Ontario en 1909. En outre, il est chancelier de l’Université d’Ottawa. Il meurt subitement à Casselman, près d’Ottawa, le 5 juin 1909, au moment de commencer sa visite pastorale diocésaine. Une école d’Ottawa a porté son nom, et un canton du Québec porte son nom.