JEANNE LYDIA BRANDA, DITE MÈRE MARIE-THOMAS D’AQUIN,
RELIGIEUSE, ÉDUCATRICE ET ÉCRIVAINE
 

Née à Saint-Romain-la-Virvée en France le 13 août 1877, Jeanne-Lydia Branda entre chez les Sœurs dominicaines en 1899. Elle enseigne près de Paris et, pendant quelques mois, en Italie (1904). Elle se rend aux États-Unis en 1904, et y enseigne tour à tour dans le Massachusetts (Fall River), le Maine (Lewiston) et l’Ohio. Elle prononce ses vœux en 1906, et prend le nom de sœur Marie-Thomas d’Aquin. Elle arrive à Ottawa en 1914 pour diriger l’Institut Jeanne d’Arc, maison d’éducation pour jeunes femmes. Elle crée la Revue Jeanne d’Arc qu’elle dirige jusqu’en 1957, puis fonde la congrégation des Sœurs de l’Institut Jeanne d’Arc en 1919. Elle en est la supérieure jusqu’en 1942. Sous le pseudonyme de Marie Sylvia, elle publie divers recueils de poésie, dont Vers le bien (1916), Vers le beau (1924), Vers le vrai (1928) et Reflets d’opales (1945). Ces recueils sont primés par l’Académie française. Membre de la Société des auteurs canadiens et de la Société des poètes canadiens-français, elle est lauréate au concours de cette Société en 1926, et récipiendaire de la médaille de vermeil de l’Institut de France en 1932. Nommée Officier d’Académie par le département de l'Instruction publique (France) en 1927, elle reçoit la croix de la Légion d’honneur (France) en 1956. Mère Marie-Thomas d’Aquin est décédée à Ottawa le 17 mars 1963 à l’âge de 85 ans.