PAULINE CHARRON,
FEMME D’AFFAIRES ET ANIMATRICE
 

Née Pauline Lefebvre le 25 septembre 1920 à Orléans en Ontario, elle est la quatorzième d’une famille de dix-sept enfants. Son père étant décédé à l’âge de 44 ans, elle doit très tôt prêter main forte à sa mère pour subvenir aux besoins de la famille. Membre de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC), elle fait d’abord du travail social avec les Équipières sociales du Centre catholique d’Ottawa. En 1953, elle épouse Jean-Louis Charron, et de 1954 à 1979 demeure à Eastview, ville qui est rebaptisée Vanier en 1967. Mère de famille, elle dirige « chez Joanne », petit commerce de vêtements pour bébés à Eastview, tout en s’occupant des personnes âgées, dont elle cherche à organiser les loisirs. Avec la collaboration de quelques amies, elle fonde en mars 1963 le Club « 60 » d’Eastview dans le but d’améliorer les services offerts en français aux personnes du troisième âge. Sa détermination et son dévouement auprès des personnes âgées lui permettent de réaliser un rêve qui lui est cher : établir un centre d’accueil où les aînés seraient en mesure de se maintenir en forme et de participer à des activités sociales et culturelles. Ce centre bien connu dans le secteur Vanier porte son nom depuis le début des années 1980. En 1963, elle est proclamée « Citoyenne de l’année » par la Ville d’Eastview. Cette même année, elle organise à Eastview le premier Salon du commerce, et par la même occasion réussit à faire désigner zone commerciale le tronçon entre les rues Beechwood et Genest. En 1974, une plaque commémorative portant son nom inaugure le centre d’accueil des aînés de la rue Savard à Vanier. La même année, elle s’occupe de quelques projets afin de venir en aide aux personnes handicapées de l’Est ontarien. En 1976, lors du gala sportif Julien-Daoust parrainé par le quotidien Le Droit, elle est nommée « citoyenne méritante », puis l’ACFO d’Ottawa la décore pour « services rendus à la francophonie ontarienne ». Conférencière invitée à plusieurs réunions et colloques sur le troisième âge en Ontario, elle devient conseillère en formation de clubs sociaux francophones (1974-1978). Elle est par ailleurs l’une des fondatrices de la Fédération des aînés francophones de l’Ontario en 1977. Mère de deux fils (Mario et Jean-Marc), elle meurt à Ottawa (Vanier) le 30 mars 1979 à l’âge de 59 ans. À l’occasion de son congrès annuel, la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario (FAFO) décerne une plaque de reconnaissance à Pauline Charron – à titre posthume. Une fondation, un centre de jour pour retraités et une rue de la ville d’Ottawa (secteur Vanier) portent aujourd’hui le nom de Pauline Charron.