THERESE FRERE,
ARTISTE-PEINTRE
 

Née Brochu le 14 octobre 1926 à Saint-Philibert au Québec, Thérèse Frère est diplômée de l’École normale Laval de Mérici à Québec, dont elle a mérité le premier prix en arts en 1945. Après avoir enseigné pendant deux ans, elle prend charge d’une école dans la Beauce, puis à Charlesbourg. Un séjour à Toronto en 1948 lui permet d’apprendre l’anglais, puis elle poursuit ses études au Collège des sténographes bilingues d’Ottawa. Elle rencontre son mari et devient mère de six enfants, mais son mari meurt en 1968. Ses enfants étant alors âgés de quatre à douze ans, elle travaille pendant treize ans comme secrétaire du Conseil des écoles séparées d’Ottawa, dans les écoles de Vanier. S’étant dévouée entièrement à sa famille, elle ne retrouve ses toiles et ses pinceaux qu’en 1974. C’est à l’École d’art d’Ottawa qu’elle entreprend sa formation artistique, suivant des cours en soirée et en fin de semaine. En 1981, elle fait un séjour au Banff Centre School of Fine Arts, puis elle s’intéresse à d’autres médiums et pratique l’aquarelle. Par la suite, elle étudie le pastel, qui deviendra son médium préféré. Au cours des années, elle poursuit sa formation au cours de voyages d’études en Europe, puis elle visite plusieurs régions du Canada afin d’étudier les contrastes et les couleurs du pays. Utilisant les techniques du pastel, de l’huile et de l’aquarelle, elle est reconnue pour ses paysages enchanteurs, notamment ceux de l’Outaouais. De 1981 à 2009, elle participe à une cinquantaine d’expositions individuelles et collectives. Plusieurs de ses oeuvres sont exposées dans des galeries d’art de la région, au Québec et en Ontario. Sa résidence se transforme, au fil des ans, en studio et en lieu d’exposition. Très engagée dans la communauté, notamment au sein de la Société Saint-Vincent-de-Paul, elle participe dans les années 1960 au renouveau catéchistique au sein de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Vanier. Récipiendaire de la médaille du Bicentenaire de l’Ontario en 1985, elle est honorée l’année suivante par l’Institut canadien-français d’Ottawa pour son oeuvre artistique. En 1983, elle reçoit une mention honorable pour l’oeuvre intitulée Coin de la rue Mutchmore, à Hull. Une de ses oeuvres est primée à l’Exposition nationale des pastellistes du Canada en 1989, et son nom est inscrit à titre d’artiste professionnelle dans le Guide Vallée. Elle est membre du conseil d’administration du Conseil de la bibliothèque de Vanier et du Comité de murales de Vanier, membre du groupe Ontaroises Sept et de la Société des Pastellistes du Canada – Catégorie I, ainsi que présidente du Comité consultatif local pour la conservation de l’architecture (CCLCA) de Vanier. Elle est honorée également par l’Ottawa Art Association, l’Association nationale des pastellistes du Canada et l’Association des enseignants et enseignantes franco-ontariens, ainsi que par le Service de la culture de la Ville de Gatineau pour une exposition de ses tableaux représentant la région de l’Outaouais. Elle peint aussi les paysages et villages de Terre-Neuve. Plusieurs de ses oeuvres servent à illustrer des pages couverture de livres d’art, de manuels scolaires, de recueils de poésie et de créations littéraires, et font partie de collections publiques privées au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Europe. Dans le cadre de rencontres artistiques avec des élèves d’écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, elle s’efforce de leur communiquer le goût de créer, de même que l’urgence de protéger l’environnement et le patrimoine. On peut admirer ses oeuvres dans le livre d’art Hull et sa région en peinture (1990). En 2001, elle participe au projet Démocratisation de l’Art : « La marée aux 1000 vagues », en présentant des causeries illustrées de diapositives d’oeuvres dans les écoles primaires et secondaires de l’Ontario et du Québec. À l’occasion de ses 80 ans, elle publie, en 2006, son autobiographie intitulée Par delà…l’horizon. Elle profite du lancement de son premier ouvrage pour tenir, à la Galerie Montcalm de la Maison du Citoyen de Gatineau, une exposition dont le nom est emprunté de son autobiographie : « Par delà… l’horizon ». Au printemps 2009, Thérèse Frère ferme son atelier, et fait don de tous ses tableaux à la fondation du Club Richelieu Ottawa No. 1. Il s’agit de 155 tableaux au pastel créés entre 1978 et 2006, les profits générés par la vente de ceux-ci servant à appuyer les œuvres caritatives du Club Richelieu Ottawa.